Introduction

«Enfin, si l’on désire que davantage de gens connaissent les belles notes, on tiendra cette règle : on ne dédaignera pas le chant, même du plus rustre, mais on aura souci du chant de chacun. Puisque la roue du moulin rend quelquefois, par ses grincements, un son musical alors qu’elle ignore ce qu’elle fait, il est impossible qu’un être doué de raison qui désire diriger tous ses actes vers une juste fin ne produise au moins une fois par hasard et par chance une note juste et belle. Et quand il aura entendu une note qui lui plaît, il la retiendra avec soin pour la faire sienne».

Jérôme de Moravie, Dominicain. Extrait de son « Traité de Musique ». 1280.
Bibliothèque Nationale, Paris